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Lectures de l’année

livres

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Quelques trucs à manger

Allez, quelques-uns des trucs que j’ai pu (faire à) manger cette année, avec photos et recettes.

Les hamburgés maison
D’abord les buns :
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Et en entier (ça marche aussi avec des steaks de soja):
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Et la recette pour les buns.

Les pizzas
Tomates, lardons, emmental, comté, oignons :
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Tomates, chèvre, miel, comté, emmental, oignons :
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Pour la pâte maison, de la farine, de l’eau, de la levure boulangère et un peu d’huile d’olive. Visez 300g par pizza.

Les makis
Plus l’oeuvre de mes collocs, mais ils sont tellement beaux, je vous les mets quand même :
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Les minis-croissants salés
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Pour les faire vous-même, utilisez de la pâte feuilletée, coupez en petite tranche, rajoutez un peu de jambon (ou pas), du fromage et c’est parti au four.

Le pain perdu
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Un peu de lait, du sucre vanillé, beaucoup de beurre et voilà !

La crême au chocolat blanc
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Pour la recette elle-même, c’est par ici. Côté présentation, vous pouvez superposer des niveaux de crême avec du coulis de framboise, du caramel et des copeaux de chocolat noir.

Rapport de stages de césure

Juste un petit post pour dire que j’ai fini d’écrire mon rapport de césure. Voici le repo github : https://github.com/pmourlanne/rapport_stages_cesure

Et pour fêter ça, rien de tel qu’un petit feu d’artifices.

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Des mauvais signaux

L’ambiance de travail est un élément important de la vie en entreprise. Cette ambiance se cultive de manière quelque peu aléatoire, au détour de choix, de comportements etc. Elle est très importante dans les start-ups notamment. En effet, par rapport aux grandes entreprises “classiques”, les start-ups ont tendance à moins payer leurs employés et à leur demander de travailler plus. En contrepartie, le travail y est souvent plus intéressant, plus valorisant parfois.
On m’a récemment parlé de “mauvais signaux” là où je travaille. Ces “mauvais signaux”, on va le voir, peuvent détruire un environnement de travail, toujours fragile. Éviter d’émettre ces mauvais signaux est donc une tâche importante. Dans un but pédagogique, je vais décrire des situations dans lesquelles on peut envoyer de mauvais signaux, afin de mieux les éviter.

Écrasé par les charges
En recrutant le stagiaire, on lui explique que l’on va le rémunérer au minimum légal de 436€. Étant conscient que cette gratification est faible, on va lui proposer 200€ de plus, mais en notes de frais. Et oui, vous comprenez bien jeune futur stagiaire, nous n’avons pas les moyens de payer des charges.
Dans l’esprit du stagiaire peut se former une image, (dé)formée par sa naïveté, d’un État qui écrase l’entreprise avec des charges qui n’ont pas lieu d’être. S’il était renseigné, il saurait que ces charges sont en réalité des cotisations sociales, qui lui permettraient de cotiser pour sa retraite lors de son stage.
On a ici un mauvais signal que l’on va qualifier de “conditionnel”. Si le futur stagiaire était renseigné sur les lois du travail, il aurait reçu le signal. Ce signal peut aussi être “retardé”, si le stagiaire découvre ces lois plus tard.

Un contrat strict, mais flexible là où ça nous arrange
Pour rappel, en France, les stagiaires sont légalement obligés de respecter les 35h, ils ne peuvent pas effectuer d’heures supplémentaires. S’ils étaient amenés à effectuer plus de 35 heures par semaine (usine à la chaîne où les ouvriers font les 3 8 par exemple), les stagiaires doivent prendre des jours de congés pour rattraper ces heures en plus.
Dans notre situation, un contrat est signé avec le stagiaire. Ce contrat stipule plusieurs choses, notamment sa rémunération (cf supra) et son nombre d’heures hebdomadaires, fixé à 35h, on vient de le voir.
Pour autant, par divers moyens, on invite le stagiaire à travailler plus que ces 35 heures (légales, rappelons-le) par semaine. On pourra par exemple lui donner du travail, qui ne peut pas attendre le lendemain, à 18h, alors qu’il vient déjà de passer neuf heures au bureau. Plus amusant encore, on pourra demander au stagiaire de travailler un vendredi soir, jusqu’à 23h, parce qu’il y a une échéance à respecter et que l’on n’a pas réussi à organiser le travail correctement.
Si, par hasard, le stagiaire venait à faire remarquer que cela fait peut-être un peu beaucoup, on lui signifiera que travailler plus de 10h par jour n’est pas insurmontable, et qu’on le fait bien soi-même. Après tout, on a tout à gagner à travailler plus, on possède l’entreprise, on est intéressé. Le stagiaire, lui, aura le plaisir du travail bien fait. Il s’en contentera et sera même prêt à continuer à travailler autant. Ce comportement est peu explicable, des travaux de recherche pour mieux comprendre ce phénomène sont en cours en ce moment même.
Évidemment, le stagiaire ne rattrapera pas toutes ces heures qu’il a effectuées en trop, même s’il est légalement obligé de le faire.
On envoit ici un mauvais signal direct. Mais il sera peut-être retardé, voire non reçu, pour des raisons qui restent obscures, même pour le stagiaire.

Pourquoi embaucher en CDI, on a des stagiaires
Embaucher quelqu’un à plein temps, par exemple pour effectuer une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent de l’entreprise peut coûter cher. Et oui, l’État, les charges, vous comprenez bien M. Michu, les caisses sont vides. Il ne faut donc pas hésiter à embaucher des stagiaires pour effectuer de telles tâches.
Puisque cette tâche a un caractère régulier, on doit enchaîner les stagiaires sur ce même poste. Pour faciliter la transition, on peut demander au stagiaire de former son successeur.
Encore une fois, des mauvais signaux sont envoyés. Et ils commencent à être nombreux, le stagiaire a du mal à les ignorer. Si jamais le stagiaire faisait remarquer que l’on ne respecte pas la législation française, on ne donnera pas de réponse claire, on ironisera au besoin.

Le respect, dans la limite des stocks disponibles
Immiscons-nous dans une situation particulière :
A : “Est-ce-que vous avez avancé sur le recrutement ?”
Chef : “Oui oui, on a rencontré une fille, allemande, au dernier salon. Elle a l’air calée sur [Technologie A] et [Technologie B], vraiment balèze techniquement”
A : “Oui, mais est-ce-qu’elle est mignonne ?”
A rit grassement
B regarde A, attéré
B : “Non.”
A : “Quoi ?”
B : “Tu ne dis pas ça.”
Chef : “Et oui, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde !”
Ici on envoit un signal fort. On montre que l’on cautionne le non respect des femmes dans l’entreprise, et qu’après tout, si B avait de l’humour, il n’y aurait pas de problèmes.
On peut imaginer un autre personnage, silencieux, dans cette scène : C. Allez, imaginons même que C est une femme. Suite au signal envoyé, C s’interroge : “Avant de me recruter, se sont-ils posé cette même question idiote ?”.  Le stagiaire sait que oui. A et Chef étaient déjà très fins à l’époque.

Pas de télé-travail parce que … ah oui, les assurances !
Quand on a recruté le stagiaire, on lui a dit qu’il aurait besoin de travailler en autonomie. Il sera même possible qu’il soit tout seul, ou uniquement avec d’autres stagiaires, au bureau. Quand bien même le stagiaire serait le seul à venir au bureau, on ne l’autorisera pas à travailler depuis chez lui, même s’il s’en est montré capable. On utilisera comme justification un problème d’assurances. On tâchera de rester très vague sur ces assurances. On mettra sous silence le fait que ces assurances ne couvrent pas les journées de neuf heures, au lieu de sept, qu’effectuent le stagiaire quotidiennement.
Dans ce genre de situation, le signal envoyé est relativement faible. Mais ce signal a tout de même un effet intéressant, on va le voir tout de suite.
Au contraire du stagiaire, on viendra peu au bureau et on abusera du télé-travail. Ceci envoit un nouveau signal, qui est immédiatement couplé au précédent, pour un effet bien plus important que la simple somme de leurs effets respectifs.
Ne nous arrêtons pas à ce simple couplage, on peut ajouter un catalyseur à la réaction. Tandis que le stagiaire sera au bureau, qui est mal isolé, et où il sue à grosse gouttes pendant l’été, on lui enverra une photo de l’endroit depuis lequel on travaille. Pour que le catalyste soit du meilleur effet, une piscine ou une plage apparaîtra dans la photo.
Pour les plus téméraires, on pourra préparer une situation annexe. D’abord, on ne fournit aucun matériel au stagiaire, il doit amener son propre ordinateur. Ensuite, on placera les bureaux dans un open-space convivial (lire bruyant) et fonctionnel (lire mal isolé). Enfin, on ne prévoira pas assez de bureaux pour tous les stagiaires/élèves en alternance qui vont travailler dans les locaux. Toute cette préparation amène à une situation cocasse : le stagiaire, à qui on a donc demandé de venir au bureau tous les jours, n’a pas de place pour y travailler. Il s’installera donc dans une autre partie de l’open space, pour travailler isolé, sans ses collègues. Pourquoi n’est-il pas resté travailler depuis chez lui finalement ? Ah oui, les assurances.

Réaction à ces signaux
On pourrait se demander pourquoi le stagiaire n’a pas réagi à tous ces signaux. Pourquoi n’en a-t-il pas fait part à ses supérieurs ? La réponse à cette question se trouve dans notre dernière situation à signaux :
Chef 1 demande à toute l’équipe de fournir, par mail, un “feedback” sur la situation dans l’entreprise, ce qui l’on fait bien, ce que l’on pourrait faire mieux et comment l’améliorer. Le stagiaire prend son temps pour rédiger un mail dans lequel il pointe du doigt des dysfonctionnements, à son avis, dans la manière de procéder, et surtout comment les corriger. Si le stagiaire écrit ce mail, c’est dans le but d’aider l’entreprise. Après tout, si on demande l’avis de tout le monde, c’est pour améliorer les choses. Le stagiaire découvrira après coup qu’il est le seul à répondre, même si ses camarades lui diront ensuite qu’ils sont d’accord avec ses remarques. À titre d’exercice, on pourra se demander pourquoi ces personnes n’ont pas fait part de leur “feedback” auprès de Chef 1.
Ici, on a encore une fois la possibilité d’envoyer un mauvais signal, même si la manière de le faire est non triviale. Il suffit pourtant que Chef 2 réponde au mail du stagiaire, envoyé à toute l’équipe, en lui disant que les “feedback” ne sont pas les bienvenus et que tous les points relevés par le stagiaire sont “déjà connus …”.
On envoit un signal “bloquant”, qui fait comprendre au stagiaire que l’on n’a que faire de son opinion, et qu’il sera tenu de la garder pour lui (ou pour son blog).

Conclusion
Même si après avoir envoyé tous ces mauvais signaux, “on” se sent lésé par ce que raconte le stagiaire, “on” est invité à montré en quoi ce qu’il dit est faux.

Rien à voir, mais j’ai fini mon stage aujourd’hui, j’ai appris plein de choses ! Je publierai mon rapport de stage ici quand il sera terminé.

Lectures récentes

Un article en français, pour changer, dans lequel je vais un peu parler des livres que j’ai lu récemment. Certains sont techniques, d’autres pas du tout et beaucoup parlent d’informatique. Je présente les livres en vrac, par ordre chronologique.

SICP
Le livre dont /g/ est amoureux et c’est la raison pour laquelle je l’ai acheté à l’aveugle. Encore une fois je suis ravi de faire confiance à des pédo-nazis terroristes anonymes parce que le SICP say le b1.
Structure and Interpretation of Computer Programs était le cours d’introduction en Computer Science du MIT, la dernière édition du livre remonte à 1984. Il s’adresse à des élèves qui n’ont jamais fait d’informatique et qui n’ont pas grandi avec des ordinateurs dans les mains. Ça n’empêche que ça balance dur et qu’il faut un peu s’accrocher. C’est pourquoi je ne le conseillerais pas à des élèves en L1 d’informatique (par exemple) qui risqueraient d’être rapidement dépassés ou découragés. Au contraire, pour des élèves qui ont déjà un petit bagage en informatique et/ou en mathématiques le livre est très agréable à lire.
Mon premier vrai cours d’introduction à l’informatique était en première année à Supélec, BAC+3 après prépa maths, on nous enseignait le JAVA (sic) ‘pratique’. Voir une approche bottom-up de l’informatique, avec des démonstrations (!), du fonctionnel comme j’en avais jamais vu et des exercices amusants m’a fait beaucoup de bien.

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Real Word Haskell
Une introduction à Haskell. J’ai tenu une dizaine de chapitres avant d’arrêter. Le bouquin en lui même est intéressant, Haskell l’est aussi mais je ne prenais pas le temps de faire les exercices. En plus de ça je voyais mal la portée d’apprendre Haskell si c’était pour l’oublier quelques mois plus tard. Depuis j’ai appris qu’il existait un framework web utilisant Haskell donc si je suis motivé et que j’ai une petite idée de projet pourquoi pas. Cela sous-entendrait tout de même que je suis prêt à ne pas utiliser Django, que je maîtrise bien mieux qu’Haskell à l’heure actuelle.
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Confessions d’un voleur de Laurent Chemla
J’ai lu le livre grâce au PDF gratuit lié au livre. J’ai ensuite acheté le livre, je l’ai fait dédicacer ce week-end à PSES (hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii) et je compte l’offrir à mon très cher professeur de Systèmes Informatiques qui a commencé son cours ainsi : ‘Internet c’est comme le Minitel’. Bon, je vais attendre d’avoir mon diplôme avant de faire ce genre de blagues.
BREF, ce livre écrit au début des années 2000 parle d’Internet, de ce que ça change pour notre société et est (malheureusement ou heureusement, c’est selon) encore d’actualité. Tout ça se lit bien, est parfois touchant et reste tout le temps pertinent. Lisez-le et/ou achetez-le, dans l’ordre que vous voulez, le livre est libre !

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L’éternel de Joan Sfar
J’aime beaucoup les BDs de Joan Sfar mais je n’ai pas supporté son livre. Et quand on pense qu’il est au fond du trou, que l’on ne continue de lire le livre par acharnement malsain il va déterrer votre écrivain fétiche, en fait un savant fou immortel autiste (véridique). Conclusion : non.
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La vie privée, un problème de vieux cons ? de Jean-Marc Manach
Très très bon livre, qui parle de la vie privée sur Internet de manière très pragmatique. Ce livre, comme celui de Laurent Chemla d’ailleurs, est à mettre entre toutes les mains, parce qu’il n’est pas technique mais surtout parce qu’il explique très bien les tenants et aboutissants de la vie privée sur Internet.
Le bouquin est un peu un recueil d’articles parus sur BugBrother donc j’ai retrouvé beaucoup de passages que j’avais déjà lus. Il m’a tout de même permis de découvrir beaucoup de choses que je n’avais pas encore lues. Paru en 2010, les idées sont plus récentes que dans Confessions d’un Voleur même si après la “révélation” de PRISM, certains textes font sourire.

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Pour finir, je suis en train de lire Told You So de Ralph Nader et pour l’instant j’adore. Ça donne envie de tuer des gens mais c’est bien.

PS : Si vous êtes un potentiel employeur et que vous voyez ces photos, j’espère que vous avez de l’humour. Et non non, la dernière photo n’est pas un fake et non non non, je ne connais pas cette jeune fille.

Edit : J’ai entendu la révolte populaire et j’ajoute donc une photo à cet article :

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